Éric Brunson en sixième vitesse

Cette 57e édition du rallye Le Touquet Pas-de-Calais, on peut le dire, à plus d’un titre, restera marquée dans les mémoires.

Ceci pour plusieurs raisons :  la qualité du plateau au départ de cette manche d’ouverture du championnat de France était assez exceptionnelle, ensuite, les nombreux rebondissements sportifs en raison d’incidents mécaniques, de petites sorties de route et des caprices d’une météo changeante ont tenu tout le monde en haleine. Sur le papier, les deux Ford WRC d’Éric Brunson, quintuple vainqueur sortant, et celle de David Salanon, semblaient inapprochables. La première journée allait nous montrer le contraire. Sur des routes pourtant sèches, les voitures de type R5 (Skoda Fabia, Ford Fiesta, Citroën DS3, Peugeot 208 T16), ont déjoué les pronostics. Quentin Giordano, Yoann Bonato et surtout Marc Amourette prenaient tout d’abord le rallye à leur compte. Piqué au vif, Eric Brunson revenait irrémédiablement en tête vendredi en soirée. Même David Salanon, seul adversaire avec la même monture, semblait résigné. L’étape du samedi, disputée sous la pluie puis sur asphalte asséché par une lumière revenue, promettait d’être disputée.

La bagarre a bien eu lieu mais seulement pour la chasse aux accessits, derrière l’intouchable Brunson. Sixième victoire pour le normand volant, ici, en Championnat de France. David Salanon n’a pas pu suivre. Les voitures de types R5, un peu moins puissantes, oui. Les talent des Bonato, Amourette et des jeunes Dubert, Wagner et Lo Fiégo y sont pour beaucoup.

Le résumé vidéo de l’épreuve ici

VHC :

La bagarre des modernes nous a fait quelque peu oublier les VHC qui, reconnaissons-le, ont assuré le spectacle en ouverture du rallye. La bagarre a été intense. Laurent Bayard, archi favori, ayant pris du retard dès la première spéciale de Bernieulles, a dû cravacher pour remonter les quatre minutes perdues. Il a même ajouté un handicap supplémentaire en étant pénalisé d’une minute à l’entame de la dernière étape. Il remporte néanmoins le rallye avec une belle avance.

Dès l’ES1, deux des favoris avaient dû abandonner sur panne mécanique : François Foulon (Ford Sierra) et Antoine Wan (Ford Escort RS). L’excellent Piet Declercq (Ford Escort) est 2ème à 50s. Avec son impressionnante Mercedes 500 SLC, le Belge Bart Vanhaverbeke complète le podium.

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